L'Oenothèque Alsace
dont je suis un membre heureux
proposait en ce Samedi 30 Mai 2009 une sortie au domaine Schoenheitz à Wihr au Val,
pour une magistrale verticale de RieslingS...
les coteaux de Wihr au Val
Un Domaine aux pratiques
sérieuses
Le domaine Dominique et Henri Schoenheitz comporte 14 hectares qui font
partie des vignobles les plus pentus et les plus hauts perchés d'Alsace. Cette situation géographique et climatologique impose une grande rigueur dans le mode de
culture.
Taille Guyot sur une seule baguette, viticulture raisonnée, enherbement naturel font partie de la recette des Schoenheitz qui portent une grande attention à leurs
vignes.
La récolte est manuelle, puis travail du raisin entier pour une vinification naturelle. Car ici, pas de "chauffe" (autrement dit
contrôle de la température) lors de la vinification, car on estime que ceci altère les arômes.
Double Verticale de Riesling Granitiques
C'est à une double verticale que nous avons été généreusement conviés. Sur deux
terroirs granitiques, les Riesling Herrenreben et Linsenberg ont été servis deux par deux de 2008 à 1998, et le Linsenberg seul jusqu'en 1981.
Au programme 12 "Herrenreben" et 30 "Linsenberg" !!!
Qu'est-ce qui distingue un Riesling Granitique
?
Un Riesling élevé sur le granit se distingue par une superbe intensité aromatique. A tel point que dans ses
jeunes années, elle laissera donc le palais "sur sa faim" une fois le vin en bouche. AMHA il vaut mieux attendre 8 ans d'âge du vin (pas du consommateur
) pour trouver toute l'expression en bouche.
Et puis, un Riesling granitique développe la délicatesse ... ceci quant elle s'exprime : Le granit serait-il un tel révélateur?
révélateur du climat, du millésime, et du travail du vigneron...
Riesling Herrenreben
Herrenreben comme "vigne du seigneur". Ces vignes sont situées sur des sols de granites très décomposés à une altitude de 450 à 500 m...quant on vous disait que c'est haut perché...
Riesling Herrenreben 2005 : Premier nez vif, piquant même, avec cette association unique d’arômes propre au Riesling, de pétrole
et de pomme verte.
Le deuxième nez est très riche et complexe, de fruits mûrs, de fleurs blanches, et puis les cailloux chauds, le tout un peu dominé par le caramel, que je retrouve en bouche
aussi.
Bouche homogène, cohérente, nette, et longue.
Appréciation : TRES BIEN
TYP : Encore en vente du domaine, pour moins de 10 Euros, c’est une
AFFAIRE !
Riesling Linsenberg
Le Linsenberg, littéralement "mont des lentilles", cde par ses propriétés férugineuses.
Coteaux sur sol granitique caillouteux riche en micas, très pentus avec une exposition plein sud.
Sur le Linsenberg, j’avoue qu’il m’a fallu atteindre des millésimes plus âgés pour vraiment apprécier la profondeur du terroir, car
plus jeune je trouvais une systématique sur la fraise et le grillé.
Riesling Linsenberg 1992 : Nez plein et riche, tentant ! Bouche pleine et
grasse, d’un équilibre très homogène, c’est vraiment plaisant, pourtant ce fut vendangé à plus de 100 hecto / hectare. TRES BIEN.
TYP : Acheter jeune pour laisser mûrir tranquillement ! Attendre 8 ans, puis goûter. Là aussi, les prix sont très
attractifs !
Bel exercice de style des Schoenheitz
Dominique et Henri Schoenheitz, couple sympathique et accueillant, nous ont
démontré au fil de cette double dégustation tout le travail accompli au fil des ans. Nul doute que les vins plus récents, ceux en vente actuellemnt, sauront charmer d'autres amateurs avertis.
Cette dégustation au domaine fut une occasion unique de comparer deux terroirs granitiques, un grand MERCI à la famille Schoenheitz pour son superbe et chaleureux accueil.
Décidément, il est toujours largement plus intéressant d'aller à la rencontre de ceux qui font le vin.
Et MERCI à Thierry Meyer pour cette autre mémorable sortie !
Par EricL
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L'Oenothèque Alsace avait organisé en ce 4 Avril 2009 une sortie pour ses membres au
domaine Klipfel à Barr. Le petit groupe a ainsi eu le privilège insigne de se voir offrir une verticale Clos Zisser.
Le déplacement a re-re-re-confirmé, s'il le fallait, que le vin d'Alsace se garde excellement, mais aussi que les
vignerons alsaciens sont d'une grande générosité
***************
Il faisait beau en ce Samedi matin, nous avons commencé par la visite des caves historiques du domaine.
La partie ancienne comporte tout d'abord une impressionnante rangée de non moins imposants foudres de 200 hectolitres (20 000 litres de vin / tonneau). Ces énormes foudres sont encore utilisés et
font partie du patrimoine familial, le propriétaire des lieux confiant que le travail sur cuve inox est beaucoup plus indiqué avec la vinification actuelle.
L'entretien de ces foudres est un travail pénible, imaginez-vous passer le karcher dans un espace confiné...et le contrôle de température durant la vinification est difficile à réaliser.
L'entretien est réalisé par un des très rares tonneliers encore en activité, il exerce ici à Barr. Les joints de ces immenses foudres sont constitués de jonc, qu'on serre à l'aide d'arceaux, puis
on les remplit d'eau pour vérifier l'étancheïté...ça a l'air simple comme ça, non ? ...humm...
Un peu d'Histoire
Après les foudres, nous découvrons un vrai dédale de cave avec d'impressionnantes rangées de bouteilles de tous âges. On voit ici les bouteilles qui viennent d'être remplies, empilées, puis
casiers avec les vieilles étiquettes des années 70, 60, 50, 40, 30,20...
Durant la seconde guerre mondiale, l'Alsace étant annexée (et non pas seulement occupée). En Alsace, le vin était fait par les femmes, aidées à la vigne de leurs enfants. Le verre
était rare, alors on se débrouillait et les flutes avait des formes et des couleurs différentes, selon ce qu'on pouvait trouver. Le papier était quant à lui tellement rare qu'en
1943 seule une colerette identifiait les bouteilles.
Un jour de 1944, un négociant bâlois (un Suisse donc) acheta une belle quantité de Gewurztraminer 1943. Quelques années plus tard, les Klipfel virent arriver des américains dans la cour, une de
leur bouteilles à la main "C'est bien de chez vous que provient ce vin ?". Se voyant répondre par l'affirmative, les américains en demandèrent encore un autre stock.
En effet, les 200 bouteilles achetées par le balois avaient en fait attéri à Berstesgaden, le nid d'aigle de Hitler. Les officiers Américains, après leur conquête, avaient bu de ce vin
chaque midi à l'apéritif, ils venaient donc en racheter.
Quelques données de base
Le domaine
Klipfel-Lorentz est issu du mariage d'une Klipfel et Barr à d'un Lorentz de Bergheim...à moins que ce ne soit le contraire, en tout cas une chose est sûre : ils eurent beaucoup d'enfants...et de
bouteilles.
Les Klipfel sont des vignerons-négociants, c'est à dire qu'ils achètent un certain nombre de raisins aux vignerons des environs.
Le domaine possède 40 hectares de vignes, dont 14 en Grand Cru, et les 3,5 Hectares du Clos Zisser, exclusivité de la famille sise sur le Grand Cru Kirchberg. Le Clos Zisser est
l'un des "clos" reconnus comme tels.
"Kirchberg" veut dire colinne aux cerises. Il s'agit du coteau situé directement derrière le village, assez raide et d'une grande surface. Klipfel et Wolfberger en sont les plus gros
propriétaires. Le Clos Zisser en est le fleuron.
Klipfle emploie 40 personnes et produit 1,6 millions de bouteilles par an.
Dans les casier du fond sont entreposées les belles bouteilles datant de la guerre
Situation économique
La discussion s'engage aussi sur l'état de l'économie de la branche viticole. Ici aussi, on nous confirme que la situation n'est pas rose, bien au contraire : "on ne perd pas de clients,
(restaurants, distributeurs et particuliers) mais les clients en font moins".
Ici, on travaille pas mal avec la restauration et les affaires d'alcoolémie liées aux brasseurs et aux restaurateurs ont fait beaucoup de mal à la profession.
Le raisin alsacien va pour 1/3 aux vignerons metteurs en bouteille, 1/3 aux négociants et 1/3 aux coopératives.
En Alsace a lieu l'éternelle guerre entre les metteurs en bouteille et les récoltants. En
effet, les cours des raisins fluctuent selon une loi très naturelle du rendement. Les années à fort rendement, les cours chuttent. Les négociants sont alors gagnants. Les années moins fastes pour
les raisins font le bonheur du vigneron-revendeur. Ici chez Klipfel, on regrette qu'une plus grande stabilité n'ait jamais été mise en place, avec peut-être des variations moindres, car par
nature la viticulture est cyclique.
Ensuite, des phénmènes irrationnels se produisent même dans les cours du raisin. Par exemple, le cours du Sylvaner a fait un bond de 38% en deux ans. Personnellement j'aimerai
avancer que les nombreux arrachages ont peut-être mené à ces cours-là ?
La dégustation
Je ne suis pas un bon dégustateur, une fois de plus je rappelle la subjectivité de mes notes. Je vous inviterai à lire
lorsque publiées les les notes plus précises et complètes de Thierry ou de Stéphane.
La mise en jambe avec des vins récents nous a fait saisir les caractéristiques profondes du GC Kirchberg : un beau toucher de bouche, une grande suavité, une belle minéralité.
J'ajouterai une certaine légèreté, au très bon sens du terme, et des belles longueurs...ça promet! Et ici aussi, le terroir transcende le cépage.
Puis nous avons eu le plaisir et le privilège de déguster les 13 vins anciens TOUS ISSUS DU CLOS ZISSER :
1 - Sylvaner 1947
Nez superbe de vin ancien évidemment, de fruits cuits, mentholé, et surtout un nez très présent ! En bouche ce vin est incroyablement cohérent avec son nez, c'est une suite logique que bien des
vins actuels devraient avoir. Un côté un peu de fleurs médicinales fraiches et plaisantes. Trop jeune !
2- Muscat 1947
C'est un Muscat vieux, avec toute la fraicheur qui s'y rapporte et son côté floral. La bouche est idem avec des notes de fromage lavé aux noix, fumé.
3 - Riesling 1942
Le nez promet plus de sucrosité, la bouche est bien grasse, belle acidité, même encore une belle amertume, encore un vin trop jeune ? en tout cas une belle longueur, toujours et encore.
4 - Tokay 1942
Premier nez de liqueur de porto, puis en remuant arrivent de partout, le nez est subjugé et noyé sous les sensations, avec une dominante de caramel. En bouche, on trouve un superbe tokay comme
on n'en trouve plus, complet et complexe, très frais, encore ce doucereux caramel au lait, et unee fraicheur incroyable.
5 - Tokay 1945
Encore un superbe premier nez riche et complexe, très expressif, d'où ça vient ? fruits confit - je devine à mes notes - et puis en bouche une superbe équilibre, vin en largeur comme beaucoup
de Clos Zisser, encore le menthol et le caramel, l'alcool et la longueur.
6 - Gewurztraminer 1972
Encore un premier nez très expressif sur la vanille, légèrement boisé et même un fond de balsamique. Le nez est à l'avenant avec un peu de notes d'asperges, la bouche n'est pas très
expressive.
7 - Gewurztraminer 1969
Premier nez sur le nougat, fumé. Le deuxième nez est très nettement sur la crème aux
oeufs (hmm j'adore), beurré, fumé. En bouche, c'est frais, léger, pas typé.
8 - Gewurztraminer 1964
Vin beaucoup trop jeune, c'est une merveille, rien à dire, c'est parfait, très gewurztraminer et on en reprend immédiatement; Pas de discours possible pour ce vin. Une tuerie.
9 - Gewurztraminer 1971
Au premier nez les fruits confits et le
côté floral, le nez idem avec une pointe d'asperge (probablement le verre du N°6 pas bien rincé), en bouche ce vin est trop jeune avec un peu de fumé.
10 - Gewurztraminer 1959
Premier nez frais et citronné, deuxième nez plus floral, en bouche c'est un vin en
largeur plaisant et gras, avec de l'alcool et d'une belle longueur.
11 - Gewurztraminer 1976
Encore une robe à tomber, brillante et nette, un premier nez superbement fumé, en bouche c'est fondu, mais ça reste d'une fraicheur...
12 - Gewurztraminer 1943
et 13 - Traminer 1943
Nous avons pu déguster côte à côte ces deux cépages d'une époque où les deux se cotoyaient. Le traminer était plus bu dans les bistrots et remportait un france succès. les deux cépages
n'auraient pas de lien de parenté directe, le Traminer serait le cousin du klevener de Heiligenstein, Savagnin d'Alsace en somme. A la dégustation il est très clair ce le Gewurztraminer est
nettement plus fin que le Traminer, plus massif, plus un breuvage vineux simple.
La passion réunit les hommes.
Merci à la famille Klipfel de nous avoir
offert un superbe moment. Ces moments-là ne s'achètent pas, ils se partagent entre personnes ayant le sens de l'Histoire et le respect de la Terre.
Merci à Thierry Meyer de nous avoir permit d'aller à la rencontre des vignerons et de leur Histoire, la notre aussi au travers des vins.
****************
J'ai été touché de remonter le cours du temps justement à Barr, pour des raisons familiales. C'est un sensation unique
qui n'a plus grand chose à voir avec l'oenologie de base que de toucher l'Histoire au travers des vins des anciens.
Par EricL
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C'est par un Vendredi après midi de brouillard que je
pris la direction de Reichsfeld, petite localité retirée du Bas-Rhin, à quelques kilomètres d'Andlau. Voici une année que j'avais annoté un vin du domaine Léon Bleesz comme " à
visiter "
******************
Le domaine est tenu par Christophe et Monique Bleesz, qui exploitent 11 hectares de vignes haut perchées
(340 mètres) dans ce vallon au pied de l'Ungersberg. Le terroir est pour partie fait de schiste de Steige, pour partie grèseux. Altitude (rendements moindres) et vigne en coteaux donnent une
maturation plus lente, atouts pour l'évolution des arômes.
L'accueil est excellent, souriant, chaleureux et sans faux-semblants. Local de dégustation très cosy, chauffé, pas
d'odeurs, très bonnes conditions de dégustation.
Le domaine conduit sa vigne de
façon prometteuse : ils pratiquent l'enherbement depuis fort longtemps, n'utilisent que
de l'humus végétal, et les traitements sont pratiqués "en fonction des stricts besoins". Passeront-ils en bio? Ils en ont la philosophie, mais se laissent le temps, disent-ils.
Récolte à la main, la vinification est "traditionnelle", levurage minimum (pas du tout serait mieux ! non ?), et
juste le minimum de soufre (bien !).
La carte compte 17 vins dont quelques curiosités. Ici aussi, on se désespère de la qualité des bouchons, et on
passe progressivement au bouchon synthétique (humm...pour ça, si vous ne savez pas ce que j'en pense : voir clic et clic)
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Le Sylvaner Solbenberg Léon Bleesz 2007, élevé sur un sol sablonneux, possède un nez d'agrumes et beurré,
en bouche c'est un honnête Sylvaner. Léger, il pétille légèrement et fera le bonheur d'un simple soir d'été. BIEN+
Le Riesling Schiferberg 2007 possède un premier nez floral, qui laisse place au deuxième nez à du caillou,
au citron, des agrumes verts, un nez de Riesling, avec en bouche une cohérence avec son nez, ce vin demande vraiment à vieillir. BIEN+ à revoir un peu plus vieux.
Le Riesling Schiferberg 2003 possède un premier nez puissant sur le caillou et pétrole, la suie, très
nettement la vieille pomme, en bouche on est en train sucer un bonbon floral, ce vin de la canicule a gardé une fraicheur insolente, peut-être due à l'altitude et à une belle acidité pregnante.
Une petite curiosité qui animera autant la dégustation, excellent vin à table. TRES BIEN.
Gewurztraminer Baugarten 2005, puissant de nez de bonbon à la rose et où l'on retrouve les arômes
classiques du gewurztraminer mais enrobé dans une certaine classe. TRES BIEN.
Les vins du domaine Bleesz ont comme points commun un premier nez
franc, net et puissant, mais aussi qu'ils font honneur à leurs cépages respectifs, sans caricature, sans excès de sucre. On note de
belles minéralité conséquente, et une légéreté qui confère à la fraicheur, mais qui, associé à des arômes très présents et à des acidités longues, ne rendent pas ces vins maigres du tout. Les
vins demandent vraiment à murir, pour preuve tous les plus anciens sortent du lot, ceci pour que la carte proposée prenne les couleurs d'une palette de bout en bout
intéressante.
++++++++++++++++++++++++++++++++
Cette visite fut difficile après la magistrale Hugel de la semaine passée. Cependant le domaine Léon
Bleesz s'en sort bien, dans son registre, grâce à un accueil chaleureux, grâce à des vins cohérents sur toute la gamme et dans un style classique et net. Pas mal du tout pour une première visite.
Merci à la famille Bleesz pour son accueil. Je reviendrai gouter le reste :)
Par EricL
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La sortie que l’Alsace Oenophile Club proposait à ses membres VIP
ce 28 Janvier répondait à l’invitation enthousiaste de la famille Hugel à Riquewihr. Nous nous y sommes rendus persuadés de passer un grand moment en visite
chez Hugel...mais la réalité allait largement dépasser nos attentes...
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C’est dans un Riquewihr bizarrement débarassé
de ses touristes (dont nous faisons parfois partie) que nous débarquons, excités comme des enfants devant un sapin de noël couvert de cadeaux encore emballés, Mary, Stéphane, Florian, Yannick,
Claude, mais aussi un ami d’enfance d’Etienne Hugel, Lionel « VDG » ci-devant grand amateur de vin.
Un tour complet et puis s'en va...pas
A 14h00 tapantes, nous sommes accueillis par
le sommelier et responsable des ventes en France, Lionel Rousseaux.
Notre visite commence par celle de la belle « boutique vini », antre des références oenologiques au travers du monde, déferlement
de références aussi prestigieuses que véritables excellents vins, l’on y trouve même un vin chilien...comprenne qui pourra...un piège pour le porte-feuille que cette boutique qui fait baver, au
design chiadé entre tradition, luxe et sens pratique.
Nous poursuivons par la visite des installations viticoles, à commencer par la petite cour où entre et sort tout ce qui
porte le nom de Hugel. On rappelle seulement ici que la maison, en plus d’exploiter ses propres vignes, achète du raisin. Trois types de cuvées en résultent : gammes Classic (raisins achetés), Tradition (mix entre raisins achetés et du domaine), et
Jubilée , la gamme "100% maison", parmi lesquels on trouvera les VT et SGN dont la maison a porté les fondements. Durant cette balade nous nous arrêtons devant la Caterine, un foudre de 1715 qui porte fièrement à son collier son diplome du guinness des records. Nous lisons encore quelques lettres
de personnages illustres - la maison Hugel honore fièrement sa riche Histoire - passons devant le coffret PFV, avant de rejoindre la salle de dégustation où une belle table était dressée à notre spéciale intention.
Une symphonie de vins en harmonie
Justement ! Une démonstration débutait
alors, dégustation de 28 vins, dont un Riesling VT 76, un Muscat VT 1959, une tripottée de Pinot
Noir et de Riesling, servis par 6, tous parmi les meilleurs exemples, les exemples tout court d
e vin Alsace. Les caractéristiques des vins
Hugel constituent une sorte de modèle du vin d'Alsace, par l'exemple. Débarassés de stéréotypes, libérés de toute recherche forcenée d'originalité qui confère parfois au vin-à-soi,
les vins Hugel expriment un "assemblage d'orfèvres" de passion, de rigueur professionnelle toute protestante, et l'héritage d'une tradition séculaire.
La dégustation fut à mon nez (pour ne pas dire à mes yeux) sublime, dans le sens
où j’ai été marqué par ce qui fait le grand vin d’après moi : la persistance des arômes dans la mémoire olphactive. Une nuit et 24 heures plus tard, me revenaient
encore au nez et en bouche ces complexes arômes,
très nettement, physiquement même !
Un diaporama en complément de la dégust'
Etienne Hugel a conçu et réalisé ce diaporama destiné à accompagner les dégustations, très varié et
excellement bien construit. Le diaporama complète la
dégustation par l'apport d'informations qui manquent souvent à une dégustation, c'est-à-dire le lien entre le vin dégusté et le vigneron, son terroir, son cépage, son
Histoire.
Nous avons eu droit aux commentaires d'Etienne et de son frère Marc, très fin géologue, en plus d’être bien évidemment LE
maître de son chai. L'Histoire de la famille Hugel est intimement liée au vin d'Alsace tel que nous le connaissons
aujourd'hui.
Bonheur humble, grand bonheur
Sans fausse note, c’est 4 heures heures plus
tard que nous sommes resortis de la maison Hugel enrichis de sensations, de surprise, d’humilité, d’honneur, et de la générosité de nos hôtes.
C'est à cet instant précis, lorsque nous nous retrouvions dans la ruelle, qu'un étrange et magique silence se fait entre nous, silence qui pourtant hurlait son bonheur d'avoir partagé un moment
unique d'amateurs de vin. C'est ce moment de silence qui, au delà de tous ces mots, résume le "Merci !" à la famille
Hugel.
Ci-dessous quelques clichés de la mémorable sortie.
Eric LANGERMANN
Dans les caves Hugel
La famile Hugel fait partie du club des familles propriétaires
exclusifs de vins prestigieux PFV
Le "club des heureux" avec, à droite, notre très sympathique hôte
Quelques-unes des flûtes qui furent notre privilège rare, devant Lionel Rousseaux le responsable des ventes pour la France
Par EricL
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StéphaneW nous avait organisé cette sortie au domaine Beck-Hartweg à Dambach-la-Ville. L'occasion pour les membres de l'Alsace Oenophiles Club ayabnt répondu à l'invitation de connaitre
plus en profondeur les installations, la philosophie et les pratiques d'un jeune vigneron très prometteur....
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Nous recevons un très bon accueil
dans cette maison datant de 1784 aux boiseries intérieures d'époque. La cave vigneronne est constituée de plusieurs locaux, en travaux pour certains pour une meilleure gestion / ségrégation des
activités.
Le foudre pour laisser respirer le vin
Nous commençons par la partie ancienne située sous la maison d'habitation. Là se trouvent deux rangées de foudres alsaciens que le domaine rachète à d'autres qui s'en débarassent.
Ici, on considère que la microoxygénation que permet le bois est bénéfique pour le vin, et qu'il faut lui laisser ce peu d'air pour se développer. Le domaine possède donc un mix entre cuves inox
et foudres. Le maître des lieux nous invite à déguster quelques "vins sur fut", finis ou encore en fermentation comme ce
Riesling Grand Cru Frankstein qui promet. Soit dit en passant, c'est toujours un moment unique pour tout amateur de vin que de goûter le vin en direct de son contenant d'élevage ou de
fermentation.
La priorité à l'importance de la viticulture
Le tour du propriétaire est très sympathique, ouvert et complet. Ici pas de
cachoteries ou de langue de bois, c'est donc un gage de qualité et de maitrise. La dégustation se continue sur bouteilles, puis la visite se terminera par une balade sur le grand cru
Frankstein, où l'on peut constater à quel point la qualité du vin se fait d'abord dans le terroir. Florian explique entre autres que le vin c'est d'abord un pied de vigne, sain dès sa
production initiale ce qui met en lumière l'importance du choix des plantations, mais aussi des pieds de vigne à l'aise dans leur sol, intégrés dans leur environnement.
D'ailleurs, le domaine est en reconversion bio. Le discours du jeune vigneron est solide et ne souffre d'aucune insuffisance
dans le respect du vin.
La visite au domaine Beck Hartweg se
termine déjà, et c'est un réel plaisir pour l'amateur de vin de constater une fois de plus que le respect des valeurs humaines et sincères mène à un vrai résultat dans la bouteille. Merci pour
cet accueil et la qualité des vins ! Je vous recommande entre autres l'Auxerrois vieilles vignes dont vous trouverez une appréciation en cliquant ici, le Pinot Gris Cuvée de l'Ours, et bien entendu le Riesling Grand Cru Frankstein.
Merci pour cet accueil ! et pour la qualité des vins en très nette amélioration. Pour trouvez une critique complète de l'ensemble des vins dégustés, cliquez ici
Ci-dessous quelques photos de la
visite.
Maître Pierre, Alain, Florian Hartweg, StéphaneW dans la cave du 18ème siècle
Les mêmes dans un ordre différent autour de quelques flutes d'Alsace
Balade sur le Grand Cru Frankstein
Par EricL
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Mercredi 17 décembre 2008
Bonjour !
Un coup de coeur que cette jeune vigneronne qu'est Mélanie Pfister : Mélanie a su hériter, au sens le plus noble du terme, du travail de son papa depuis plus de 30 ans, lequel a dessiné de
nouvelles voies que sa fille a su cultiver.
MAIS ce n'est pas tout : Mélanie sait imprimer, tout en humilité, sa patte à ses cuvées, avec son talent propre et des idées qu'elle aura tout le loisir de développer dans les 40 annnées qui
viennent ! 
Bref, comme Mélanie sachez rester humble devant le travail et la vigne, et sachez enc tant qu'oenophile vous concentrer sur la richesse des vins du domaine Pfister.
Mais le plus intéressant reste à venir : suivre l'évolution de Mélanie et de ses vins dans le temps !
http://www.domaine-pfister.com/Actualite-Pfister-revue-presse-evenements-m22.html
Eric
Par EricL
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