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Alsace / Chez les Vignerons

Mardi 14 juillet 2009

Je continue d'aller à la rencontre des domaines qui
valent le détour, car il est important de parler de ceux qui
font du bon vin, avec passion et rigueur.
Le domaine Sipp Mack en fait évidemment partie.
Petite première visite...




  C'est plein d'entrain que je partais ce jeudi après midi en direction de Hunawihr pour rendre visite au domaine Sipp Mack , auquel j'avais téléphoné pour m'annoncer.

  Il est important, même si des horaires d'ouverture sont annoncés, de prévenir lorsqu'on en a la possibilité. Un petit coup de fil ne coûte presque rien, et vous aurez un bien accueil d'autant plus soigné


  C'est Laura Sipp qui m'ouvrit. Cette américaine tombée amoureuse d'un jeune stagiaire alsacien aux US, Jacques Sipp, puis ensuite tombée amoureuse de l'Alsace, est une des plus  intéressantes vigneronne que j'ai croisé.

  Laura possède une excellente et saine "tchatche" : prolixe comme une américaine  (avec un parfait français), elle possède ce charme de la franchise, simple et spontané, mais tellement plein de bon sens; S'en suivent évidemment des conversations captivantes ... pour qui possède un minimum d'ouverture d'esprit


La dégustation s'est faite au milieu d'un défilé de clients Belgo-Italiens, Danois ou encore Autrichiens, tous arrivés là sur la foi de la réputation...

Je ne vous citerai ici que les vins que j'ai particulièrement appréciés :

 
* Cuvée Asperge 07  : Un magnifique muscat d'Alsace digne des meilleurs  "vins de printemps" soigné et équilibré.
 
* Crémant : hummmm, un Crémant bien fait approche un bon Champagne.
 
* Riesling Vieilles Vignes 07 : une bombe de tous les jours, à 8 euros soit 50 francs, c'est mon coup de coeur.
 
* Riesling Grand Cru Rosacker 05, 16 € : A ne rater sous aucun prétexte, un réellement magnifique vin de gastronomie.
 
* Pinot Gris Vendanges Tardives "Amélie" 2005 : Une friandise qui reste très vineuse. 23 euros les 75cl.
 
L'ensemble de la carte présente des vins nets, au bouquet franc, et sans aucune tendance fashion-victimesque : GOOD JOB !!!

Le domaine de 15 hectares travaille en lutte intégrée et en Tyflo, ceci veut dire que les Sipp Mack font très attention à ce que leurs vignes restent naturelles, et le résultat est là, comme partout ailleurs où l'on fait du bon vin, car y'a pas d' secret : le bon vin est dans le bon raisin !

Les prix présentent un bon rapport Qualité / Prix, mais la concurrence fait rage aux alentours de 15 euros ( la barre des 100 francs ).


Je sortais de là à 17h30, rassasié de très bon vin (je crache toujours je vous rassure encore) , et de la générosité que démontrent décidément sans cesse les vignerons alsaciens.

Le domaine - qui fait aussi gite - est situé tout en haut du village de Hunawihr, ne pas hésiter à s'y engager !



*****

Voilà un des domaines viticoles alsaciens à recommander !
Les clients étrangers rencontrés sur place l'ont déjà compris, restent aux français de découvrir ce domaine !


En attendant visitez leur site :


Par EricL
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Dimanche 7 juin 2009


L'Oenothèque Alsace
dont je suis un membre heureux
proposait en ce Samedi 30 Mai 2009 une sortie au domaine Schoenheitz à Wihr au Val,
pour une magistrale verticale de RieslingS...



les coteaux de Wihr au Val

Un Domaine aux pratiques sérieuses

Le domaine Dominique et Henri Schoenheitz comporte 14 hectares qui font partie des vignobles les plus pentus et les plus hauts perchés d'Alsace. Cette situation géographique et climatologique impose une grande rigueur dans le mode de culture.

Taille Guyot sur une seule baguette, viticulture raisonnée, enherbement naturel font partie de la recette des Schoenheitz qui portent une grande attention à leurs vignes.


La récolte est manuelle, puis travail du raisin entier pour une  vinification naturelle. Car ici, pas de "chauffe"  (autrement dit contrôle de la température) lors de la vinification, car on estime que ceci altère les arômes.





Double Verticale de Riesling Granitiques

C'est à une double verticale que nous avons été généreusement conviés. Sur deux terroirs granitiques, les Riesling Herrenreben et Linsenberg ont été servis deux par deux de 2008 à 1998, et le Linsenberg seul jusqu'en 1981. 
 
Au programme 12 "Herrenreben" et 30 "Linsenberg" !!!




Qu'est-ce qui distingue un Riesling Granitique ?


Un Riesling élevé sur le granit se distingue par une superbe intensité aromatique. A tel point que dans ses jeunes années, elle laissera donc le palais "sur sa faim" une fois le vin en bouche.  AMHA il vaut mieux attendre 8 ans d'âge du vin (pas du consommateur ) pour trouver toute l'expression en bouche.

Et puis, un Riesling granitique développe la délicatesse ... ceci quant elle s'exprime : Le granit serait-il un tel révélateur? révélateur  du climat, du millésime, et du travail du vigneron...


Riesling Herrenreben



Herrenreben comme "vigne du seigneur". Ces vignes sont situées sur des
sols de granites très décomposés à une altitude de 450 à 500 m...quant on vous disait que c'est haut perché...


Riesling Herrenreben 2005 : Premier nez vif, piquant même, avec cette association unique d’arômes propre au Riesling, de  pétrole et de pomme verte.
 
Le deuxième nez est très riche et complexe, de fruits mûrs, de fleurs blanches, et puis les cailloux chauds, le tout un peu dominé par le caramel, que je retrouve en bouche aussi.
 
Bouche homogène, cohérente, nette, et longue.

Appréciation : TRES BIEN  
 
TYP : Encore en vente du domaine, pour moins de 10 Euros, c’est une AFFAIRE !



Riesling Linsenberg

Le Linsenberg, littéralement "mont des lentilles", cde par ses propriétés férugineuses.
 
Coteaux sur sol granitique caillouteux riche en micas, très pentus avec une exposition plein sud.
 
Sur le Linsenberg, j’avoue qu’il m’a fallu atteindre des millésimes plus âgés pour vraiment apprécier la profondeur du terroir, car plus jeune je trouvais une systématique sur la fraise et le grillé. 

Riesling Linsenberg 1992 : Nez plein et riche, tentant ! Bouche pleine et  grasse, d’un équilibre très homogène, c’est vraiment plaisant, pourtant ce fut vendangé à plus de 100 hecto / hectare. TRES BIEN.

TYP :
Acheter jeune pour laisser mûrir tranquillement !  Attendre 8 ans, puis goûter. Là aussi, les prix sont très attractifs !
 

Bel exercice de style des Schoenheitz


Dominique et Henri Schoenheitz, couple sympathique et accueillant, nous ont démontré au fil de cette double dégustation tout le travail accompli au fil des ans. Nul doute que les vins plus récents, ceux en vente actuellemnt, sauront charmer d'autres amateurs avertis.

Cette dégustation au domaine fut une occasion unique de comparer deux terroirs granitiques,
un grand MERCI à la famille Schoenheitz pour son superbe et chaleureux accueil.

Décidément, il est toujours largement plus intéressant d'aller à la rencontre de ceux qui font le vin.

Et MERCI à Thierry Meyer pour cette autre mémorable sortie !


Par EricL
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Dimanche 5 avril 2009

L'Oenothèque Alsace avait organisé en ce 4 Avril 2009 une sortie pour ses membres au domaine Klipfel à Barr. Le petit groupe a ainsi eu le privilège insigne de se voir offrir une verticale Clos Zisser.

Le déplacement a re-re-re-confirmé, s'il le fallait, que le vin d'Alsace se garde excellement, mais aussi que les vignerons alsaciens sont d'une grande générosité

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Il faisait beau en ce Samedi matin, nous avons commencé par la visite des caves historiques du domaine.

La partie ancienne comporte tout d'abord une impressionnante rangée de non moins imposants foudres de 200 hectolitres (20 000 litres de vin / tonneau). Ces énormes foudres sont encore utilisés et font partie du patrimoine familial, le propriétaire des lieux confiant que le travail sur cuve inox est beaucoup plus indiqué avec la vinification actuelle.

L'entretien de ces foudres est un travail pénible, imaginez-vous passer le karcher dans un espace confiné...et le contrôle de température durant la vinification est difficile à réaliser. L'entretien est réalisé par un des très rares tonneliers encore en activité, il exerce ici à Barr. Les joints de ces immenses foudres sont constitués de jonc, qu'on serre à l'aide d'arceaux, puis on les remplit d'eau pour vérifier l'étancheïté...ça a l'air simple comme ça, non ? ...humm...


Un peu d'Histoire

Après les foudres, nous découvrons un vrai dédale de cave avec d'impressionnantes rangées de bouteilles de tous âges. On voit ici les bouteilles qui viennent d'être remplies, empilées, puis casiers avec les vieilles étiquettes des années 70, 60, 50, 40, 30,20...

Durant la seconde guerre mondiale, l'Alsace étant annexée (et non pas seulement occupée). En Alsace, le vin était fait par les femmes, aidées à la vigne de leurs enfants. Le verre était rare, alors on se débrouillait et les flutes avait des formes et des couleurs différentes, selon ce qu'on pouvait trouver. Le papier était quant à lui tellement rare qu'en 1943 seule une colerette identifiait les bouteilles.


Un jour de 1944, un négociant bâlois (un Suisse donc) acheta une belle quantité de Gewurztraminer 1943. Quelques années plus tard, les Klipfel virent arriver des américains dans la cour, une de leur bouteilles à la main "C'est bien de chez vous que provient ce vin ?". Se voyant répondre par l'affirmative, les américains en demandèrent encore un autre stock.

En effet, les 200 bouteilles achetées par le balois avaient en fait attéri à Berstesgaden,  le nid d'aigle de Hitler. Les officiers Américains, après leur conquête, avaient bu de ce vin chaque midi à l'apéritif, ils venaient donc en racheter.


Quelques données de base

Le domaine Klipfel-Lorentz est issu du mariage d'une Klipfel et Barr à d'un Lorentz de Bergheim...à moins que ce ne soit le contraire, en tout cas une chose est sûre : ils eurent beaucoup d'enfants...et de bouteilles.

Les Klipfel sont des vignerons-négociants, c'est à dire qu'ils achètent un certain nombre de raisins aux vignerons des environs.

Le domaine possède 40 hectares de vignes, dont 14 en Grand Cru, et les 3,5 Hectares du Clos Zisser, exclusivité de la famille sise sur le Grand Cru Kirchberg. Le Clos Zisser est l'un des "clos" reconnus comme tels.

"Kirchberg" veut dire colinne aux cerises. Il s'agit du coteau situé directement derrière le village, assez raide et d'une grande surface. Klipfel et Wolfberger en sont les plus gros propriétaires. Le Clos Zisser en est le fleuron.

Klipfle emploie 40 personnes et produit 1,6 millions de bouteilles par an.

Dans les casier du fond sont entreposées les belles bouteilles datant de la guerre

Situation économique

La discussion s'engage aussi sur l'état de l'économie de la branche viticole. Ici aussi, on nous confirme que la situation n'est pas rose, bien au contraire : "on ne perd pas de clients, (restaurants, distributeurs et particuliers) mais les clients en font moins".

Ici, on travaille pas mal avec la restauration et les affaires d'alcoolémie liées aux brasseurs et aux restaurateurs ont fait beaucoup de mal à la profession.

Le raisin alsacien va pour 1/3 aux vignerons metteurs en bouteille, 1/3 aux négociants et 1/3 aux coopératives.

En Alsace a lieu l'éternelle guerre entre les metteurs en bouteille et les récoltants. En effet, les cours des raisins fluctuent selon une loi très naturelle du rendement. Les années à fort rendement, les cours chuttent. Les négociants sont alors gagnants. Les années moins fastes pour les raisins font le bonheur du vigneron-revendeur. Ici chez Klipfel, on regrette qu'une plus grande stabilité n'ait jamais été mise en place, avec peut-être des variations moindres, car par nature la viticulture est cyclique. 

Ensuite, des phénmènes irrationnels se produisent même dans les cours du raisin. Par exemple, le  cours du Sylvaner a fait un bond de 38% en deux ans. Personnellement j'aimerai avancer que les nombreux arrachages ont peut-être mené à ces cours-là ?


La dégustation



Je ne suis pas un bon dégustateur, une fois de plus je rappelle la subjectivité de mes notes. Je vous inviterai à lire lorsque publiées les les notes plus précises et complètes de Thierry ou de Stéphane.

La mise en jambe avec des vins récents nous a fait saisir les caractéristiques profondes du GC Kirchberg : un beau toucher de bouche, une grande suavité, une belle minéralité. J'ajouterai une certaine légèreté, au très bon sens du terme, et des belles longueurs...ça promet! Et ici aussi, le terroir transcende le cépage.

Puis nous avons eu le plaisir et le privilège de déguster les 13 vins anciens TOUS ISSUS DU CLOS ZISSER :


1 - Sylvaner 1947
Nez superbe de vin ancien évidemment, de fruits cuits, mentholé, et surtout un nez très présent ! En bouche ce vin est incroyablement cohérent avec son nez, c'est une suite logique que bien des vins actuels devraient avoir. Un côté un peu de fleurs médicinales fraiches et plaisantes. Trop jeune !

2- Muscat 1947
C'est un Muscat vieux, avec toute la fraicheur qui s'y rapporte et son côté floral. La bouche est idem avec des notes de fromage lavé aux noix, fumé.

3 - Riesling 1942
Le nez promet plus de sucrosité, la bouche est bien grasse, belle acidité, même encore une belle amertume, encore un vin trop jeune ? en tout cas une belle longueur, toujours et encore.

4 - Tokay 1942
Premier nez de liqueur de porto, puis en remuant arrivent de partout, le nez est subjugé et noyé sous les sensations, avec une dominante de caramel. En bouche, on trouve un superbe tokay comme on n'en trouve plus, complet et complexe, très frais, encore ce doucereux caramel au lait, et unee fraicheur incroyable.

5 - Tokay 1945

Encore un superbe premier nez riche et complexe, très expressif, d'où ça vient ? fruits confit - je devine à mes notes - et puis en bouche une superbe équilibre, vin en largeur comme beaucoup de Clos Zisser, encore le menthol et le caramel, l'alcool et la longueur.

6 - Gewurztraminer 1972
Encore un premier nez très expressif sur la vanille, légèrement boisé et même un fond de balsamique. Le nez est à l'avenant avec un peu de notes d'asperges, la bouche n'est pas très expressive.

7 - Gewurztraminer 1969
Premier nez sur le nougat, fumé. Le deuxième nez est très nettement sur la crème aux oeufs (hmm j'adore), beurré, fumé. En bouche, c'est frais, léger, pas typé.

8 - Gewurztraminer 1964
Vin beaucoup trop jeune, c'est une merveille, rien à dire, c'est parfait, très gewurztraminer et on en reprend immédiatement; Pas de discours possible pour ce vin. Une tuerie.

9 - Gewurztraminer 1971
Au premier nez les fruits confits et le côté floral, le nez idem avec une pointe d'asperge (probablement le verre du N°6 pas bien rincé), en bouche ce vin est trop jeune avec un peu de fumé.

10 - Gewurztraminer 1959
Premier nez frais et citronné, deuxième nez plus floral, en bouche c'est un vin en largeur plaisant et gras, avec de l'alcool et d'une belle longueur.

11 - Gewurztraminer 1976
Encore une robe à tomber, brillante et nette, un premier nez superbement fumé, en bouche c'est fondu, mais ça reste d'une fraicheur...

12 - Gewurztraminer 1943
et 13 - Traminer 1943


Nous avons pu déguster côte à côte ces deux cépages d'une époque où les deux se cotoyaient. Le traminer était plus bu dans les bistrots et remportait un france succès. les deux cépages n'auraient pas de lien de parenté directe, le Traminer serait le cousin du klevener de Heiligenstein, Savagnin d'Alsace en somme. A la dégustation il est très clair ce le Gewurztraminer est nettement plus fin que le Traminer, plus massif, plus un breuvage vineux simple.


La passion réunit les hommes.

Merci à la famille Klipfel de nous avoir offert un superbe moment. Ces moments-là ne s'achètent pas, ils se partagent entre personnes ayant le sens de l'Histoire et le respect de la Terre.
Merci à Thierry Meyer de nous avoir permit d'aller à la rencontre des vignerons et de leur Histoire, la notre aussi au travers des vins.

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J'ai été touché de remonter le cours du temps justement à Barr, pour des raisons familiales. C'est un sensation unique qui n'a plus grand chose à voir avec l'oenologie de base que de toucher l'Histoire au travers des vins des anciens.

  


Par EricL
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Mercredi 18 mars 2009
En ce Mardi 18 Mars j'ai eu le grand plaisir de découvrir le millésime 2007 du domaine Zind-Humbrecht. Une belle série de 35 vins qui possèdent de la profondeur, des vins aux accents variés où typicité et originalité s'allient dans un ensemble néanmoins cohérent, sous le signe d'une démarche bio-logique et bio-dynamique.

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Je me rendais donc à Turckheim, heureux mais sans idées préconcues, étant  peu sensible aux discours, et n'ayant certes pas une idée très précise des vins Zind-Humbrecht.

Les vins Zind-Humbrecht sont moins atypiques qu’on a pu me le faire croire, même si moins académiques que les vins Hugel ou  Trimbach par exemple. L’expression du terroir y est forte, mais ici la vinification ajoute sa part d'expression aux vins. 

Fermentations longues et élevage sur lies sur certains vins, voilà ce qu'on retient prioritairement de la vinif. Sur le terrain, ce sont bien entendu de beaux terroirs soignés et cultivés dans la démarche biologique ET biodynamique de la maison Zind-Humbrecht;  Un labour "doux" et d'ailleurs réalisé à cheval sur bien des parcelles, ce qui n'est pas "folklorique" du tout.

Le résultat est AMHA une expression variée et orginale d'un vin à l'autre, surtout de la "bouche" des vins,  et  j'ai aussi envie d'avancer que l'expression de la vinification et du terroir sont supérieurs à celle du (des) cépage(s).

Ce qu'ont en commun ces vins, c'est de ne rien céder à la profondeur, toujours présente et prégnante.

Enfin, les vins Zind-Humbecht ont ceci de commun avec d’autres grands d'Alsace qu’ils reflètent profondément la personnalité et l’intention de leurs "auteurs", dans leurs styles propres. Autant d'artistes qui pratiquent une alchimie faite de passion d'une part, et d’humilité devant la nature pour en tirer la quintessence...

La dégustation aux 4 tables présentant 35 vins différents, du vin de table au SGN, fut un beau moment pour l'amateur modeste que je suis. De la variété des vins a découlé une forte variation dans mes appréciations personnelles, mais je précise que j'étais géné par une foule un peu trop compacte pour moi.

Ci-dessous des courtes notes qui comme d'hab vont parfois sembler bizarres mais comme d'hab "sans filtre".

Mais tout d'abord des extraits des notes de Olivier Humbrecht,  notes que vous pouvez retrouver en intégralité via ce clic.

Merci à Olivier Humbrecht pour son invitation et son excellent accueil.

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"    2007 est ma dix-huitième récolte, et je ne peux comparer ce millésime avec aucun des précédents. Il présente un profil climatique des plus intéressants, et a donné naissance à des vins de styles étonnants et variés    ./.. une floraison très précoce, tout comme en 2003   ./..  L’humidité persistante et des précipitations importantes ont amené des conditions de travail difficiles tout au long de l’été ./..    Les préparations biodynamiques et les décoctions de plantes nous ont aidés à ne pas augmenter les doses et la fréquence des traitements. Bien évidemment, il y a eu un peu de mildiou sur les jeunes feuilles sur le haut du palissage ./..      Fin août, le temps était redevenu beaucoup plus sec et chaud, permettant aux raisins d’atteindre une bonne concentration tout en gardant une superbe acidité et un excellent état sanitaire.    ./.. ( et oralement, Olivier Humbrecht me précisait Mardi) " le botrytis s'est développé frachement, sans trainer en longueur"     ./..   Le fait que les raisins soient restés sains, avec une très forte acidité, nous a permis de produire des vins très secs sur le cépage Riesling. Pratiquement tout ce qui a été vendangé vers la mi-septembre a fermenté complètement sec ou presque. Nous avons presque envisagé de donner un indice 0 à certains vins (l’échelle normale va de 1 à 5, 1 étant le plus sec).    ./..   Les rendements ont été un peu plus élevés que d’habitude    ./..   2007 est encore un autre de ces millésimes passionnants qui démontre tout le bien-fondé de la culture biodynamique.  "


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Pinot d’Alsace 2007 - Alcool acquis : 13.7°, SR : 2 g/l, Age moyen des vignes: 32 ans, Terroir: calcaire et graves - Auxerrois à 70%.
D'emblée, on a affaire à un vin aux arômes "de fermentation." très agréable au demeurant. Vin sec, on ne rate pas la minéralité, puis des arômes de pain grillé, et en effet de noisettes. La bouche est étonnemment présente pour ce type de vin. BIEN
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Zind 2007 - Alcool acquis 12.6°, SR: 12 g/l, Rendement : 50 hl/ha, Age moyen des vignes : 18 ans, Terroir : calcaire muschelkalk
Auxerrois (35%) et des Chardonnay (65%) : Beaucoup de charme pour ce "vin de table", de table car composé notamment de Chardonnay du clos Windsbuhl, ce cépage - le plus planté des cépages plantés en Alsace - n'étant pas reconnu en vin tranquille.
On est frappé par la minéralité fraiche pour ces cépages, puis en bouche par une acidité bienvenue, mais sans oublier une certaine rondeur probablement inhérente au chardonnay. TRES BIEN
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Clos Windsbuhl 2007 - Alcool acquis 13.3°, SR: 1.7 g/l, Rendement : 35 hl/ha, Age moyen des vignes : 18 ans, Terroir : calcaire muchelkalk.
C'est un Chardonnay pur : Magnifique vin de biscuit et de noix, mais sec, et minéral. Un équilibre surprenant et très compatible avec le terroir alsacien qui me fait encore une fois regretter que ce cépage ne soit pas autorisé en AOC Alsace. TRES BIEN !
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Muscat Herrenweg 2007 - Alcool acquis 13.9°, SR:2.2 g/l, Terroir : Graves du quaternaire, 80% Muscat d’Alsace et 20% Ottonel.
Je ne suis pas un grand connaisseur et surtout pas en Muscat. J'y ai trouvé du champignon. BOF.

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Muscat Goldert 2007 Alcool acquis : 12.8° ; SR: 6 g/l ; Terroir : calcaire oolithique exposé est, 90 % Muscat d’Alsace, 10 % Ottonel.
Puissant au nez comme en bouche, mais pas sur-typé Muscat, ce vin sec et à l'acidité minérale serait aisément identifiable comme étant un cépage plus sec comme un Sylvaner qui muscaterai un peu. Surprenant pour un Muscat, largement à la hauteur d'un Muscat de E Loew. BIEN+

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Riesling 2007 Alcool acquis : 12.6° ; Sucres résiduels : 9 g/l ; Rendement: 75 hl/ha ; Age moyen des vignes: 28 ans ; Terroir: graves du quaternaire, marnes, calcaire
Très sec et peu expressif. BOF à régouter.
 
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Riesling Turckheim 2007 Alcool acquis : 13.2° ; Sucres résiduels : 3.5g/l  Terroir: granite, marnes;
Nez balsamique, un grand nez, de la vieille rose,  puis une bouche très typique d'un Riesling comme on l'attend. BIEN+

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Riesling Gueberschwihr 2007 - Alcool acquis : 13.1° ; Sucres résiduels: 4.8 g/l ; Terroir : Argilo-Calcaro-Siliceux, exposé est et sud. Faible pente
Encore fermé. En bouche une acidité un peu systématique. BOF à regouter.

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Riesling Herrenweg de Turckheim 2007 - Alcool acquis : 13.5 ; Sucres résiduels : 9.8 g/l ; Terroir : graves du quaternaire
Arômes intenses de fruits blancs (pêche, poire), de fruits macérés, d'eau de vie; En bouche un style très ouvert qui séduit immanquablement. TRES BIEN

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Riesling Clos Windsbuhl 2007 - Alcool acquis : 13.1°; Sucre résiduel: 1.4 g/l ; Terroir : Calcaire Muschelkalk exposé sud, sud-est.
(O.H) "   il dévoile déjà aujourd’hui une puissance minérale extraordinaire de complexité, se goûte très sec et relevée par une acidité vibrante",    oui et j'ajouterai avec un très bel équilibre, ce vin est d'une élégance magistrale. EXCELLENT.

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Riesling Rangen de Thann Clos-Saint-Urbain 2007 - Alcool acquis : 13.5 °; Sucres résiduels: 2 g/l ; Terroir : Volcanique (tufs & grauwackes), exposé sud, très forte pente.
"(O.H. )"  pierre à fusil, silex, fumée. Le palais est marqué par des amers nobles, des arômes fumés et grillés. Les acides sont très salifiés ce qui augmente le caractère minéral de ce vin. C’est un vin à forte personnalité. "   TOUT A FAIT, et j'ai noté TRES BIEN+

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Riesling Brand 2007 - Alcool acquis : 13.4°; Sucres résiduels : 9 g/l ; Terroir: granite biotite exposé sud, sud-est. Forte pente.
Nez déjà expressif, Fleurs blanches. En bouche un parfait équilibre (encore), très nettement fruité, belle salinité. BIEN+

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Riesling Brand Vieilles Vignes 2007 - Alcool acquis : 13.4°; Sucres résiduels : 18 g/l ; Age moyen des vignes : 57 ans ; Terroir: granite biotite exposé sud, sud-est. Forte pente.
A peine mis en bouteille. Premier nez très plaisant et puissant sur les fruits de toutes les couleurs, le deuxième nez est plus surmuri, grande minéralité, belle acidité, extrèmement élégant, la sensations en bouche sont grandioses, une finale interminable, c'est un grand vin, avec une rondeur qui en fait un vin moins typé Alsace et qui pourrrait être identifié comme de la Bourg... original mais mon préféré de la série Riesling. EXCELLENT !!!

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Pinot-Gris Heimbourg 2007 - Alcool acquis : 13.95° ; Sucres résiduels 1.9 g/l ; Terroir : marno-calcaire exposé à l’ouest ;
Changement de cépage. Nez sur le fin champignon et on décèle comme une amertume mais aussi un vin plus sucré. La bouche est la suite logique avec une vraie amertume, de pamplemousse. BIEN

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Pinot-Gris Herrenweg de Turckheim 2007 - Alcool acquis : 15.6° ; Sucres résiduels 20 g/l ; Terroir : graves du quaternaire
Nez de beau champignon frais mais il faut bien le remuer, bouche très bien équilibrée, fraiche, un vrai vin de gastronomie, encore une superbe amertume qui vient d'on ne sait où sur ce cépage, de pamplemousse, qui vous accompagne dans la belle longueur... TRES BIEN ++

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Pinot-Gris Calcaire 2007 -  Alcool acquis : 14.6°; Sucres résiduels 29 g/l ; Terroir : Calcaire Muschelkalk exposé sud & sud-est. Forte pente
Plus doux et plus discret, belle structure, à regouter plus tard.

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Pinot-Gris Vieilles Vignes 2007 - Alcool acquis : 13°; Sucres résiduels 85 g/l ; Age moyen des vignes : 62 ans ; Terroir : graves du quaternaire
Magnifique nez bien que sur le champignon, superbe en bouche, profond, structuré, sur le fruit et les fleurs. TRES BIEN +

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Pinot-Gris Rotenberg 2007 - Alcool acquis : 14.4°; Sucres résiduels: 29 g/l ; Terroir : calcaire oligocène exposé ouest/ nord-ouest. Forte pente
une acidité marquée, capable de couvrir les sucres résiduels bien présents en bouche, un vin bien équilibré. BIEN+

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Pinot-Gris Clos Windsbuhl 2007 - Alcool acquis : 15.3° ; Sucres résiduels: 9 g/l ; Terroir : Calcaire muschelkalk exposé sud ; sud-est
A peine mis en bouteilles. Premier nez de citron, de silex, de thé, bouche explosive sur l'acidité, on dirait un Riesling ! TRES BIEN+

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Pinot-Gris Rangen de Thann Clos-Saint-Urbain 2007 - Alcool acquis : 15° ; Sucres résiduels: 22.5 g/l ; Terroir : Volcanique (tufs & grauwackes), exposé sud, très forte pente.
premier nez de champignon, de terre, de tourbe. Bouche complexe et évolutive en vagues, et cette amertume de pamplemousse encore. Très plaisant. BIEN +

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Gewurztraminer Gueberschwihr 2007 - Alcool acquis : 14.5° ; Sucre résiduel: 26 g/l ; Terroir : Argilo-silico-calcaire, pente faible Est
Nez sur la rose. Bouche sèche et avec un bel amer. BIEN

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Gewurztraminer Turckheim 2007 - Alcool acquis : 15.1° alc ; Sucres résiduels: 38 g/l ; Terroir : graves du quaternaire;
Nez très exlosif sur la rose et le litchi, et les épices. Bouche bien épicée tout en développant des arômes surmuris et même "sur", c'est très plaisant à déguster. TRES BIEN +

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Gewurztraminer Herrenweg de Turckheim Vieilles Vignes 2007 - Alcool acquis : 15.8°; Sucres résiduels : 42 g/l ; Age moyen des vignes : 61 ans ; Terroir : graves du quaternaire
Ce vin n'est pas identifiable ni par son terroir ou même sa région viticole ni par son cépage. On dirait avoir affaire à un grand bourgogne blanc, profond, ceux qui possèdent cette ampleur de bouche, cette pregnance, une longueur d'une beauté somptueuses, et de si beaux amers (!) en finale ! EXCELLENT+

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Gewurztraminer Heimbourg 2007 - Alcool acquis : 14°; Sucres résiduels : 54 g/l ; Vignoble planté en 1983 ; Terroir : Calcaire Oligocène, exposé ouest, moyenne à forte pente.
Plus puissant, la rose en bouche, perlant, avec là aussi une élégance rare. TRES BIEN ++

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Gewurztraminer Hengst 2007 - Alcool acquis : 15.8° alc ; Sucres résiduels : 26 g/l ; Age moyen des vignes : 56 ans ; Terroir : Marnes calcaires de l’oligocène, exposé sud sud-est, pente moyenne à forte.
Sur le menthol. BIEN
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Gewurztraminer Rangen de Thann Clos-Saint-Urbain 2007
- Alcool acquis : 16.4°; Sucre résiduel: 22 g/l ; Age moyen des vignes : 44 ans ; Terroir : Volcanique (tufs & grauwackes), exposé sud, très forte pente.

bouche d'un amer peu avenant. BOF.

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Gewurztraminer Clos Windsbuhl 2007 - Mise en bouteille: 2/2009; Alcool acquis : 12.4° alc ; Sucres résiduels: 74 g/l ;  Terroir : Calcaire Muschelkalk exposé sud, sud-est ;
Nez plein et délié typé GEW, bouche puissante et fine et sèche, l'équilibre est encore dans le "style Windsbuhl". TRES BIEN

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Gewurztraminer Goldert 2007 - Alcool acquis : 15° alc ; Sucres résiduels : 47 g/l ; Terroir : calcaire oolithique exposé est, faible pente.
moins expressif, j'en viens à me poser des questions sur l'ordre du service... ( AMHA j'aurais servi dans un autre ordre)   BIEN.

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Pinot-Gris Herrenweg de Turckheim 2007 Vendange Tardive - Alcool acquis : 15.3° ; Sucres résiduels 68 g/l ; Rendement: 37 hl/ha ; Terroir : graves du quaternaire.
Sur le champignon. BOF.

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Pinot-Gris Clos Jebsal 2007 Vendange Tardive  Mise en bouteille : 2/2009; Alcool acquis : 11.8° ; Sucres résiduels: 95g/l ; Rendement : 36 hl/ha ; Terroir : Marnes grises et Gypse. Exposé sud, terrasses et forte pente.
Doucereux. belle pourriture noble. Pour moi un chouia trop sur le sucre. BIEN

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Pinot-Gris Clos Jebsal 2007 Sélection de Grains Nobles - Alcool acquis : 9.5° ; Sucres résiduels: 227g/l ; Rendement : 15 hl/ha ; Terroir : Marnes grises et Gypse. Exposé sud, terrasses et forte pente.
Encore un bel équilibre, plus de fruits, beau botrytis, une bouche sèche sur une finale sucrée. BIEN +

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Gewurztraminer hengst 2007 Sélection de Grains Nobles ; - Alcool acquis : 10.4° ; Sucres résiduels: 247g/l ; Terroir : Marnes calcaires de l'oligocène.
Là, on entre dans le liquoreux, c'est très sucré, je ne suis pas fan à ce point.

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Pinot-Gris Clos Jebsal 2006 Sélection de Grains Nobles Trie Spéciale - - Alcool acquis : 7° ; Sucres résiduels: 333 g/l ;Age moyen des vignes : 23 ans ; Surface : 1.3 ha ; Terroir : Marnes grises et Gypse. Exposé sud, terrasses et forte pente.
Là, je m'incline, c'est magistral, c'est profond et je suis charmé, belle acidité, les arômes sont très originaux, extra-ordinaire et pourtant on reste dans le vin, dans l'Alsace, avec une très étonnante alliance d'aigre-doux / sucré, oui vous lisez bien et c'est vraiment très beau ! EXCELLENT



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fin


Par EricL
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Dimanche 15 mars 2009

Ce Dimanche 15 Mars a eu lieu à Turckheim, dans le grand cru Brand et dans une parcelle Zind Humbrecht une
démonstration de labour au cheval.

C'est dès 9h30 que quelques vignerons, agriculteurs et curieux comme moi (euh ...je devais être le seul curieux) se sont retrouvés autour de Kitty, la jument que prépare Fabien Cailleaud qui s’occupe des chevaux sur le domaine Zind Humbrecht, lequel avait organisé cette journée.

Lorsque j'arrive, Fabien Cailleaud discutait avec le bourguignon Oronce de Beler, patron d'Equivinum, le seul fabricant de matériel de labour à cheval en France à ce jour et qui soit spécialisé dans le travail de la vigne.

Kitty est prète à partir entre les rangs de vigne.

Oronce conçoit l'ensemble du matériel de A à Z, et en fabrique lui-même la quasi-totalité.

Après avoir préparé la jument, Fabien fit un ferme "yup' "  et  d'un coup à gauche et hop on monte sur le Brand, le "vrai" Brand, ici nous nous arrêtons  à mi-pente dans le virage (repérez le panneau Brand) où se trouve une parcelle Zind Humbrecht (repérez la borne du domaine).

On retrouve là haut d'autres vignerons, je reconnais Claude Weinzorn ou encore Michel Ginglinger.

Dans le travail de la vigne à cheval, on distinguera trois éléments constitutifs que sont le cheval, l'attelage et la charrue. Chacun a son importance.

Le cheval d'abord, doit être suffisament bien dressé, rien que pour tirer une ligne régulière et surtout le long des rangs.

L'attelage doit quant à lui doit être léger, réglable, confortable pour le cheval sans le déséquilibrer.

La charrue enfin, doit répondre aux défis physiques, par exemple permettre un labour proche des pieds de vigne sans que l'axe de traction n'emporte le soc vers le milieu du rang.

Il existe bien entendu autant de types de charrue qu'il y a de types de travaux à réaliser dans la vigne.

 
Là commence la démonstration, au début un peu fébrile pour la jument  starisée pour l'occasion, en effet elle n'a certainement jamais vu autant de monde autour d'elle pendant qu'elle travaille.

Par rapport à un travail de la terre à cheval en plaine, la vigne en coteau présente certaines difficultés qu'il n'est évidemment pas aisé d'appréhender. Ainsi le matériel (socs notamment) que fabrique Oronce présente-t-il des différences par rapport au matériel d'un travail en plaine.

En tout cas, le labour à cheval ne s'impovise pas, on l'a vu ce Dimanche sur le Brand, et il est bien dommage que nous ayons entretemps perdu les techniques, et c'est là tout un savoir-faire à reconstituer.


L'avantage du cheval, outre son aspect visible écolo, est en fait multiple, je cite simplement ce qu'explique Oronce sur son blog :

"   1 - Le non tassement des rangs de vigne permet un travail superficiel. On a le même résultat qu'un tracteur (volume de terre retourné) tout en travaillant moins profondément. La vie microbienne et les cycles biologiques de cet écosystème ne sont pas bouleversés.

2 - Ces trois passages doivent se faire en hiver à une période où les sols sont très humides. Les pieds de votre cheval, tout en ayant une très bonne adhérence, tassent le sol uniquement sur une surface faible et de manière discontinue. On évite ainsi une bande de roulement qui pourrait, à cette période de l'année, détériorer vos feuillets d'argile par exemple.

3 - Le buttage a différents avantages et inconvénients. A cheval, il est nécessaire pour préparer les travaux d'été. Vous ouvrez la terre pour permettre au gel de faire son travail et décompacter les inter rangs qui ont été tassés par une année de travail de la vigne.

Car "avec un tracteur, on la terre en profondeur et la roue arrière du tracteur roule dans ce sillon en faisant des dégâts irréparables. La profondeur, le poids de l'engin utilisé, l'humidité de cette période, sont les trois facteurs aggravant d'un labour d'hiver avec un tracteur".


En bref, et partant du principe que la vin est dans le raisin, c'est à dire dehors, dans le coteau, un travail de vigne qui recherche le respect du terroir viendra à se tourner vers le cheval de trait. En effet cette méthode est bien plus douce et respectueuse de la terre, car les moyens conçus pour le travail de la vigne "traditionnel" sont "violents" et en fait inadaptés. Même en tant qu'amateur, on ressent la "douceur" de la méthode vis à vis de la terre et de la vigne.

Une bien enrichissante expérience que cette échange, même si bien des questions que je n'ai pu poser restent ouvertes.

Merci à Thierry Meyer de l'info et d'avoir transmis l'invitation de M Olivier Humbrecht

Ci-dessous quelques photos
.



Charrue fabriquée par Oronce de Beler.

Une partie de l'assemblée autour de Kitty la jument
Kitty grimpe la pente, Fabien Cailleaud est à la charrue, sous le regard d'Oronce de Beler

Par EricL
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Vendredi 6 février 2009

C'est par un Vendredi après midi de brouillard que je pris la direction de Reichsfeld, petite localité retirée du Bas-Rhin, à quelques kilomètres d'Andlau. Voici une année que j'avais annoté un vin du domaine Léon Bleesz comme  "   à visiter "


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Le domaine est tenu par Christophe et Monique Bleesz, qui exploitent 11 hectares de vignes haut perchées (340 mètres) dans ce vallon au pied de l'Ungersberg. Le terroir est pour partie fait de schiste de Steige, pour partie grèseux. Altitude (rendements moindres) et vigne en coteaux donnent une maturation plus lente,  atouts pour l'évolution des arômes.

L'accueil est excellent, souriant, chaleureux et sans faux-semblants. Local de dégustation très cosy, chauffé, pas d'odeurs, très bonnes conditions de dégustation.

Le domaine conduit sa vigne de façon prometteuse : ils pratiquent l'enherbement depuis fort longtemps, n'utilisent que de l'humus végétal, et les traitements sont pratiqués "en fonction des stricts besoins".  Passeront-ils en bio? Ils en ont la philosophie, mais se laissent le temps, disent-ils.

Récolte à la main, la vinification est "traditionnelle", levurage minimum (pas du tout serait mieux ! non ?), et juste le minimum de soufre (bien !).

La carte compte 17 vins dont quelques curiosités. Ici aussi, on se désespère de la qualité des bouchons, et on passe progressivement au bouchon synthétique (humm...pour ça, si vous ne savez pas ce que j'en pense : voir clic et clic)


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Le Sylvaner Solbenberg Léon Bleesz 2007, élevé sur un sol sablonneux, possède un nez d'agrumes et beurré, en bouche c'est un honnête Sylvaner. Léger, il pétille légèrement et fera le bonheur d'un simple soir d'été. BIEN+

Le Riesling Schiferberg 2007 possède un premier nez floral, qui laisse place au deuxième nez à du caillou, au citron, des agrumes verts, un nez de Riesling, avec en bouche une cohérence avec son nez, ce vin demande vraiment à vieillir. BIEN+ à revoir un peu plus vieux.

Le Riesling Schiferberg 2003 possède un premier nez puissant sur le caillou et  pétrole, la suie, très nettement la vieille pomme, en bouche on est en train sucer un bonbon floral, ce vin de la canicule a gardé une fraicheur insolente, peut-être due à l'altitude et à une belle acidité pregnante. Une petite curiosité qui animera autant la dégustation, excellent vin à table. TRES BIEN.

Gewurztraminer Baugarten 2005, puissant de nez de bonbon à la rose et où l'on retrouve les arômes classiques du gewurztraminer mais enrobé dans une certaine classe. TRES BIEN.


Les vins du domaine Bleesz ont comme points commun un premier nez franc, net et puissant, mais aussi qu'ils font honneur à leurs cépages respectifs, sans caricature, sans excès de sucre. On note de belles minéralité conséquente, et une légéreté qui confère à la fraicheur, mais qui, associé à des arômes très présents et à des acidités longues, ne rendent pas ces vins maigres du tout.  Les vins demandent vraiment à murir, pour preuve tous les plus anciens sortent du lot, ceci pour que la carte proposée prenne les couleurs d'une palette de bout en bout intéressante.

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Cette visite fut difficile après la magistrale Hugel de la semaine passée.  Cependant le domaine Léon Bleesz s'en sort bien, dans son registre, grâce à un accueil chaleureux, grâce à des vins cohérents sur toute la gamme et dans un style classique et net. Pas mal du tout pour une première visite. Merci à la famille Bleesz pour son accueil. Je reviendrai gouter le reste :)





Par EricL
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Jeudi 29 janvier 2009


La sortie que l’Alsace Oenophile Club proposait à ses membres VIP ce 28 Janvier répondait à l’invitation enthousiaste de la famille Hugel à Riquewihr. Nous nous y sommes rendus persuadés de passer un grand moment en visite chez Hugel...mais la réalité allait largement dépasser nos attentes...

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Cest dans un Riquewihr bizarrement débarassé de ses touristes (dont nous faisons parfois partie) que nous débarquons, excités comme des enfants devant un sapin de noël couvert de cadeaux encore emballés, Mary, Stéphane, Florian, Yannick, Claude, mais aussi un ami d’enfance d’Etienne Hugel, Lionel « VDG » ci-devant grand amateur de vin.


Un tour complet et puis s'en va...pas

A 14h00 tapantes, nous sommes accueillis par le sommelier et responsable des ventes en France, Lionel Rousseaux.

Notre visite commence par celle de la belle « boutique vini », antre des références oenologiques au travers du monde, déferlement de références aussi prestigieuses que véritables excellents vins, l’on y trouve même un vin chilien...comprenne qui pourra...un piège pour le porte-feuille que cette boutique qui fait baver, au design chiadé entre tradition, luxe et sens pratique.

Nous poursuivons par la visite des installations viticoles, à commencer par la petite cour où entre et sort tout ce qui porte le  nom de Hugel. On rappelle seulement ici que la maison, en plus d’exploiter ses propres vignes, achète du raisin. Trois types de cuvées en résultent : gammes Classic  (raisins achetés), Tradition (mix entre raisins achetés et du domaine), et Jubilée , la gamme "100% maison", parmi lesquels on trouvera les VT et SGN dont la maison  a porté les fondements. Durant cette balade nous nous arrêtons devant la Caterine, un foudre de 1715 qui porte fièrement à son collier son diplome du guinness des records. Nous lisons encore quelques lettres de personnages illustres - la maison Hugel honore fièrement sa riche Histoire - passons devant le coffret PFV, avant de rejoindre la salle de dégustation où une belle table était dressée à notre spéciale intention.


Une symphonie de vins en harmonie

Justement ! Une démonstration débutait alors, dégustation de 28 vins, dont un Riesling VT 76, un Muscat VT 1959, une tripottée de Pinot Noir et de Riesling, servis par 6, tous parmi les meilleurs exemples, les exemples tout court d e vin Alsace. Les caractéristiques des vins Hugel constituent une sorte de modèle du vin d'Alsace, par l'exemple. Débarassés de stéréotypes, libérés de toute recherche forcenée d'originalité qui confère parfois au vin-à-soi, les vins Hugel expriment un "assemblage d'orfèvres" de passion, de rigueur professionnelle toute protestante, et l'héritage d'une tradition séculaire.  La dégustation fut à mon nez (pour ne pas dire à mes yeux) sublime, dans le sens où j’ai été marqué par ce qui fait le grand vin d’après moi :  la persistance des arômes dans la mémoire olphactive. Une nuit et 24 heures plus tard, me revenaient encore au nez et en bouche ces complexes arômes, très nettement, physiquement même !


 Un diaporama en complément de la dégust'

Etienne Hugel a conçu et réalisé ce diaporama destiné à accompagner les dégustations, très varié et excellement bien construit. Le diaporama complète la dégustation par l'apport d'informations qui manquent souvent à une dégustation, c'est-à-dire le lien entre le vin dégusté et le vigneron, son terroir, son cépage, son Histoire.

Nous avons eu droit  aux commentaires d'Etienne et de son frère Marc, très fin géologue, en plus d’être bien évidemment LE maître de son chai. L'Histoire de la famille Hugel est intimement liée au vin d'Alsace tel que nous le connaissons aujourd'hui.


Bonheur humble, grand bonheur

Sans fausse note, c’est 4 heures heures plus tard que nous sommes resortis de la maison Hugel enrichis de sensations, de surprise, d’humilité, d’honneur, et de la générosité de nos hôtes.

C'est à cet instant précis, lorsque nous nous retrouvions dans la ruelle, qu'un étrange et magique silence se fait entre nous, silence qui pourtant hurlait son bonheur d'avoir partagé un moment unique d'amateurs de vin. C'est ce moment de silence qui, au delà de tous ces mots, résume le "Merci !" à la famille Hugel.

Ci-dessous quelques clichés de la mémorable sortie.

Eric LANGERMANN


Dans les caves Hugel


La famile Hugel fait partie du club des familles propriétaires
exclusifs de vins prestigieux PFV


Le "club des heureux" avec, à droite, notre très sympathique hôte

Quelques-unes des flûtes qui furent notre privilège rare, devant Lionel Rousseaux le responsable des ventes pour la France



Par EricL
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Dimanche 18 janvier 2009

StéphaneW nous avait organisé cette sortie au domaine Beck-Hartweg à Dambach-la-Ville. L'occasion pour les membres de l'Alsace Oenophiles Club ayabnt répondu à l'invitation de connaitre plus en profondeur les installations, la philosophie et les pratiques d'un jeune vigneron très prometteur....
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Nous recevons un très bon accueil dans cette maison datant de 1784 aux boiseries intérieures d'époque. La cave vigneronne est constituée de plusieurs locaux, en travaux pour certains pour une meilleure gestion / ségrégation des activités.


Le foudre pour laisser respirer le vin


Nous commençons par la partie ancienne située sous la maison d'habitation. Là se trouvent deux rangées de foudres alsaciens que le domaine rachète à d'autres qui s'en débarassent. Ici, on considère que la microoxygénation que permet le bois est bénéfique pour le vin, et qu'il faut lui laisser ce peu d'air pour se développer. Le domaine possède donc un mix entre cuves inox et foudres. Le maître des lieux nous invite à déguster quelques "vins sur fut", fin
is
ou encore en fermentation comme ce Riesling Grand Cru Frankstein qui promet. Soit dit en passant, c'est toujours un moment unique pour tout amateur de vin que de goûter le vin en direct de son contenant d'élevage ou de fermentation.

La priorité à l'importance de la viticulture

Le tour du propriétaire est très sympathique, ouvert et complet. Ici pas de cachoteries ou de langue de bois, c'est donc un gage de qualité et de maitrise. La dégustation se continue sur bouteilles, puis la visite se terminera par une balade sur le grand cru Frankstein, où l'on peut constater à quel point la qualité du vin se fait d'abord dans le terroir. Florian explique entre autres que le vin c'est d'abord un pied de vigne, sain dès sa production initiale ce qui met en lumière l'importance du choix des plantations, mais aussi des pieds de vigne à l'aise dans leur sol, intégrés dans leur environnement. D'ailleurs, le domaine est en reconversion bio. Le discours du jeune vigneron est solide et ne souffre d'aucune insuffisance dans le respect du vin.

La visite au domaine Beck Hartweg se termine déjà, et c'est un réel plaisir pour l'amateur de vin de constater une fois de plus que le respect des valeurs humaines et sincères mène à un vrai résultat dans la bouteille. Merci pour cet accueil et la qualité des vins ! Je vous recommande entre autres l'Auxerrois vieilles vignes dont vous trouverez une appréciation en cliquant ici, le Pinot Gris Cuvée de l'Ours, et bien entendu le Riesling Grand Cru Frankstein.

Merci pour cet accueil ! et pour la qualité des vins en très nette amélioration. Pour trouvez une critique complète de l'ensemble des vins dégustés, cliquez
ici
Ci-dessous quelques photos de la visite.

Maître Pierre, Alain, Florian Hartweg, StéphaneW dans la cave du 18ème siècle

Les mêmes dans un ordre différent autour de quelques flutes d'Alsace

Balade sur le Grand Cru Frankstein


Par EricL
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Mercredi 17 décembre 2008
Bonjour !


Un coup de coeur que cette jeune vigneronne qu'est Mélanie Pfister : Mélanie a su hériter, au sens le plus noble du terme, du travail de son papa depuis plus de 30 ans, lequel a dessiné de nouvelles voies que sa fille a su cultiver.

MAIS ce n'est pas tout : Mélanie sait imprimer, tout en humilité, sa patte à ses cuvées, avec son talent propre et des idées qu'elle aura tout le loisir de développer dans les 40 annnées qui viennent !  

Bref, comme Mélanie sachez rester humble devant le travail et la vigne, et sachez enc tant qu'oenophile vous concentrer sur la richesse des vins du domaine Pfister.

Mais le plus intéressant reste à venir : suivre l'évolution de Mélanie et de ses vins dans le temps !

http://www.domaine-pfister.com/Actualite-Pfister-revue-presse-evenements-m22.html

Eric

Par EricL
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Dimanche 6 avril 2008
SORTIE ENTRE COPAINS LE 09 FEVRIER 2008



1 - Nous avions rendez-vous à Barr chez Vincent Stoeffler à 10h00 pour la première cave de la journée. Accueil du patron dans une cave sympathique. Ici on cultive en bio et on le revendique. Les raisins proviennent d'une part  du côté de Barr et du côté de Riquewihr. Je retiens de cette visite des 2006 au goût de je-ne-sais-quoi qui me gène, mais également un sympathique Riesling Muhlforst 05 (B+), et un Riesling Kronenbourg 05 (TB), ce dernier nous ayant plu à tous.

C'est ce dernier que j'avais eu l'occasion de déguster, et je m'attendais donc à trouver le reste de la gamme tout aussi plaisamment surprenante, ce qui ne fut pas le cas. Cependant cette visite était intéressante car riche de vins de deux secteurs opposés.

Stoeffler : Le kirchberg de Barr en Riesling, Pinot Gris et Gewurztraminer, et sur le Schoenenbourg à Riquewihr en Riesling. Secteur de Barr : Terroir Rotland, Klevener de Heiligenstein, Rouge de Barr, Secteur de Ribeauvillé : Terroir Muhlforst, terroir Kronenbourg, terroir Rotenberg.

Accueil : OK. Vigneron assez causant, sympa, peut-être pas le plus modeste

Cadre : Agréable

Conditions : Verres OK, vins à température, Bien.

Etiquette : Bof.

Achat : R Muhlforst et R Kronenbourg.
A revoir : pour le R Kronenbourg, R Schoenenbourg.

Pseudo déjeuner : n'allez surtout pas "au tonnelet" à barr si vous avez faim !
Promenade pseudo-digestive sur le grand cru Zotzenberg à Mittelbergheim.



2 - Seconde visite, chez M Emile Boeckel à Mittelbergheim. Nous trouvons Emile Boeckel assis sur l'escalier de sa maison à fumer un gros cigare. Ce monsieur de 70 ans passés a vu passer des millésimes….il nous entraine au premier dans une pièce à vivre munie d'une large bibliothèque, lumineuse et décorée de magnifiques étiquettes, lesquelles n'ont pas bougé depuis un siècle, qui ont passé les pires railleries des pires époques, surement traitées de kitschs, mais qui font figure de modèle, surtout de nos jours où la photo d'une grappe fait l'étiquette, quelle originalité alsacienne !…on commence par les sylvaner puis par un sympathique pinot, passons par le Sylvaner GC Zotzenberg avant d'attaquer le Riesling en aboutissant à un Stein "Clos Eugénie" magnifique.
Nous passons au PG sauf Gérard qui 'en veut pas, puis au GEW où nous tombons sous le charme, réellement, et notamment d'un GC Zotzenberg. Voici un GEW qui sait rester un blanc d'Alsace, épicé et complexe sans rétamer le gosier et l'homme qui le boit.

Accueil : OK. Sans plus.

Cadre : très agréable

Conditions : Verres OK, mais vins au frigo donc trop froids.

Etiquette : EXCEPTIONNEL !!!

Achat : R "Clos Eugénie", GEW GC Zotzenberg

A revoir pour : Pinot blanc, les génériques



3 - Encore quelques centaines de mètres pour nous retrouver à Andlau chez Guy Wach   où nous sommes servis par Marta dans, là aussi, un endroit soigné pour l'accueil des clients. D'après Madame Wach, le vin dort en hiver, c'est le plus mauvais moment pour le déguster. Soit. Je suis surpris par le peu de génériques et l'opulence des GC et autres VT sur la carte, ce qui provoque une fausse impression de chéreté. Par contre, des trois caves visitées, c'est la plus cohérente. Je suis persuadé d'être passé à côté, je pense que j'étais un peu saturé, le vin un peu froid et le bruit des travaux de percage à 3 mètres de là m'ont forement perturbés. Un adresse qui reste à découvrir pour ce qui me concerne, qu'on n'aborde par de la même manière.

Accueil : OK, c'est Madame qui s'y colle, on joue la carte de la féminité. Ca reste très commercial.
Cadre : Agréable ( gâché par la poussière !)
Conditions : Verres OK, mais bruyant (travaux en cours)
Etiquette : : BEURCK !



Après une autre balade, sur le Kastelberg, nous nous sommes séparés, affamés mais contents je crois.

C'est en rentrant regouter à une bouteille de chez Albert Seltz à Mittelbergheim ouverte hier soir que j'ai réalisé que malgré les griefs émis, nous sommes quand même passés dans trois des moins mauvaises adresses de vin d'Alsace, sur un terroir qui n'est pas facile pour la culture de la vigne. La surprise du jour fut pour moi le GEW Zotzenberg de chez E Boeckel ainsi que son Clos Eugénie.


Par Riesling
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