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bouchons and co

Jeudi 16 avril 2009



Le début des années 90 a vu apparaitre de gros soucis de vin "bouchonné". Le vin "bouchonné" est le vin affublé d'un goût plus ou moins prononcé de bois mouillé et moisi, de carton. A faible dose, c'est pire, car on ne détecte même pas le problème et on classe le vin parmi les vins très moyens.


C'est certainement là que le TCA a fait le plus de mal aux marques de vin ! Car le goût du bouchon est en fait lié à une molécule dite TCA pour trichloroanysole, pour schématiser. Depuis les années 90 donc, le phénomène s'est accentué, même sur les bouchons de meilleure qualité. les symptomes sont connus et les causes presque de notoritété publique.

Des solutions existent, mais les  bouchonniers  mal intentionnés (les autres se taisent) ont décidé qu'il était plus profitable de vendre des matières moins naturelles et donc plus consommatrices, et non mécontents de coincer par-là même les vignerons dans un autre engrenage, ces derniers et les grosses structures complices en premier s'y jetant à corps perdu...

...après ça, on nous parle de noble culture du vin, de préservation de la viticulture française, de tradition et d'héritage...mouiff...

Mais peut-être existe-t-il encore des bouchonniers qui veulent sauverl e bouchon liège ???...




Par EricL
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Jeudi 16 avril 2009


Les problèmes de bouchon m'intéressent et j'ai quelques idées sur le sujet, que je ne demande qu'à éprouver à l'aulne de méthodes solides. En attendant, je vous livre un sentiment d'amateur de vin que certains d'entre vous partageront peut-être???

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Le "problème" du vin "bouchonné" a plus de 20 ans (voir cet autre court article à ce sujet)

Aujourd'hui, ça y est, on voit se généraliser les fermetures alternatives, à savoir le bouchon en agglo de liège ("DIAM"), synthétique ("normacorc"), la capsule, ou encore le bouchon en verre ("vino-lock").

Ces solutions ont chacune leurs inconvénients, leurs défenseurs et leurs détracteurs...et aujourd'hui dans la viticulture, les détracteurs moins nombreux que les tracteurs, faut-il croire...bref.

Ces systèmes en font rêver certains et remplissent les poches d'autres ... incapables de faire du vrai bouchon, ce sont les mêmes qui autrefois faisaient du bouchon liège qui nous vendent aujourd'hui, après avoir vendu meur âme au diable, du plastoc...

Voilà, ces systèmes se développent, et développent leurs arguments plus ou moins falacieux...

Mais une chose est certaine : Tous ces systèmes stoppent, ralentissent ou modifient le vieillissement du vin dans la bouteille. L'amateur de vin n'a plus, avec ces fermetures, le plaisir de la lente maturation du vin qu'il a acheté jeune pour le laisser vieillir...

Vous savez, vous autres amateurs de vin e parle de ce plaisir de regarder "son" vin vieillir, ce vin en lequel on a cru on a misé de façon - non financière mais - très intime par le plaisir des sens lors de sa découverte et dont qu'on espère retrouver...une fois vieilli ;

Ce plaisir grisant et chatouillant de se dire qu'on va "encore attendre" en reposant délicatement la quille dans son logement de vieillissement ; 

Ce plaisir solennel et grandiose d'être devant, juste avant un GRAND moment, quand on a décidé d'ouvrir une bouteille du millésime, et de se dire "ca y est je vais le faire", un peu comme un pêché un peu en cachette ;

Ce plaisir égoïste et sacrificiel de faire sauter le bouchon lorsqu'enfin arrive le moment attendu depuis des années de garde ;

Ce plaisir nostalgique et ... cette petite mort, oui ! qui nous empreint lorsque, en versant le dit-vin divinisé dans un verre propre et lisse, la vie de cette belle aventure défile dans l'esprit encore sobre;

Ce plaisir de la dégustation...chutt ! on parle là de sensations trop intimes pour les étaler sur la toile... ;

Ce plaisir enfin d'en garder le souvenir profond au fond de soi et parfois - pour les plus exhibitionnistes - sur la toile...


.. alors les producteurs misent sur l'air du temps qui a oublié que le temps a besoin de laisser au temps le temps, et qui croient que la patience n'est qu'une contrainte : "notre monde actuel n'a pas le temps d'attendre", disent-ils en choeur ; pfff...s'ils savaient, s'ils s'avaient...

...alors même les vignerons, et parfois pas des moindres, décident de nous priver d'une partie de notre plaisir vinique, en pensant bien faire, par obsession d'une perfection ... aussi ephémère  dans l'Histoire du vin qu'une averse de printemps...


...mais où est passée la viticulture du temps qui passe, où est passée la viticulture ouvragée avec patience et amour pour les générations futures, celle qui laisse le temps au temps et le bouchon au liège ?...


Par EricL
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Dimanche 1 février 2009

On a tous eu la malheureuse expérience de tomber sur un vin ""   bouchonné "    Mais que s'est-il passé lorsque le vin a ce goût de bouchon ?

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Lorsque des molécules comme les chlorophénols sont présents dans le liège en même temps que des moisissures (champignon) comme le pennicilium par exemple, il peut se produire ce qu'on appelle des "chloroanisoles" malodorantes.
On parle le plus souvent de (taux de) TCA, pour trichloroanisole(mais sachez que ce ne sont pas les seuls "anisoles" en cause).

Ces molécules polluent alors le vin de la bouteille de ce "goût de bouchon".


Le goût de bouchon est ce goût désagréable de moisi ou de carton humide que tout amateur de vin a déjà rencontré.

Il a également été démontré que les moisissures pouvaient former elles-mêmes ces chloroanisoles via le contact avec le chlore de l’eau de javel utilisée lors du traitement du liège.



le problème, c'est que le seuil de détection olphactif est EXTREMEMENT BAS, soit 6ng/l (nanogrammes/litres, soit 6 milliardièmes / litre, ou encore qu'il suffit de 4 milliardièmes dans une bouteille).

On ne sait pas tout sur l'origine du goût de bouchon. Ce phénomène a prit une ampleur inquiètante voici une trentaine d'années. On soupçonne les étapes de traitement du liège lors de la fabrication des bouchons. En effet on souhaite alors débarasser le liège, écorce du chêne liège, de tout microbe avant la fabrication du bouchon. Jadis, on a mis en cause le traitement à la javel, éliminé et remplacé par le traitement au peroxyde d'hydrogène, celui-ci est maintenant également mis en cause. On essaye d'éviter l'utilisation d'insecticides,  qui contiennent des chlorophénols et eux aussi mis en cause dans l'apparition des chroroanisoles. Enfin on notera que certains vins sont contaminés par les bois des chais, sutourt via les charpentes dont le bois est traité aux insecticides, justement.

Au prochain épisode nous parlerons des qualités de bouchon, puis des remèdes mis en oeuvres et leurs succès respectifs...


Par EricL
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Vendredi 28 novembre 2008

   

Suite à l'article publié à propos des bouchons synthétiques : CLIC , M Tatard nous fait le plaisir de partager ses expériences et ses réflexions personelles et argumentées. D'abord sous forme de commentaire, j'ai souhaité que ce texte soit plus lisible à tous, via cet article. Je ne souscris pas forcément à tout mais bon sang qu'ils est primordial d'exprimer nos opinions !

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" Les vins français malades de leur œnologie

François TATARD (1932) a participé, dans les années 1960, dans une grande maison de Champagne à l'expérience suivante:
Des bouteilles, prêtes à être munies de leur bouchon de commercialisation habituel ont été goûtées, puis capsulées en deux lots.
Le premier avec des capsules en inox et joint de liège, le second avec ces même capsules mais joints en polyéthylène à garantie alimentaire.
Après dégustations comparées, il apparut nettement, avant une semaine, que les vins à joint polyéthylène de bouchage, avaient rajeuni et perdu toutes leurs qualités mûries par vieillissement.
On constate que les vins, actuellement bouchés par des polyéthylènes expansés serrés, deviennent acides, aigres et sans saveur en assez peu de temps. Les vins chiliens en font la triste expérience imitée, comme d'habitude, par les vins français.
Les chimistes de RHONE POULENC autant que les responsables des grands laboratoires œnologiques n’étaient pas surpris de ces résultats qu’ils expliquaient par la migration bien connue des éthers aromatiques au sein de la matière de synthèse. Ces éthers, en traces non mesurables, ont un pouvoir dissolvant au contact des macromolécules artificielles.

1960 – achat d’une bouteille de vin chez l’épicier de quartier

La recette était simple quand on connaissait les habitudes du commerçant. Lorsque le casier à bouteille était en voie d’épuisement, le livreur venait recharger en empilant sa livraison sur ce qu’il restait au fond du casier. Il fallait, discrètement, fouiller vers le fond et mirer le flacon poussiéreux à l’étiquette défraîchie. Si l’on constatait la présence d’une « queue de renard », bien collée sur le verre, on pouvait être certain du bon choix. Ce dépôt adhésif était le résultat d’une fermentation de vieillissement favorisée par un bon taux d’alcool. Le vin blanc y prenait un goût de Xeres et le vin rouge atteignait des performances de qualité exceptionnelles. Bien sûr, les vins au litre ne permettaient pas cela, mais des bouteilles de vins d’Algérie, très bon marché, étaient capables de ces prouesses. Les professionnels, œnologues avertis, expliquaient que le bas prix de ces vins ne justifiait pas les tripotages des vins « chics ». C’est, peut-être, parce qu’on avait laissé faire la nature qu’on arrivait à cet idéal.

Nos vins sont malades de notre oenologie et de nos vinifications "scientifiques". On citera comme causes de la dégradation de leurs qualités ancestrales :
Les mélanges abusifs de raisins noirs et blancs, les filtrages excessifs, les ajouts d'acides tartriques, les excès des bisulfites, les fermentations malo-lactiques artificielles prématurées.
Ainsi, les vins de Bourgogne ne sont plus tout à fait des vins rouges. Les Beaujolais semblent oublier que le Gamay ne donne pas un très bon vin sans l'alcool nécessaire.
J'ai acheté un excellent VIOGNIER du pays d'Oc, le producteur justifiait sa qualité par l'intervention d'un "wine-maker" australien.
Alors, soyons modestes et reconnaissons que les anglo-saxons sont les meilleurs oenologues du monde.


PS :Ces bouchons en polyéthylène expansé "semiconducteur" représentent un tour de force technique. Soufflez dedans, puis aspirez. Vous constaterez le résultat étonnant. Ainsi, le vin peut émettre des gaz qui s'évacuent mais aucun retour n'est permis. C'est la garantie "top" de l'étanchéité, mais pas celle de la qualité puisque les arômes s'en vont autant par dissolution dans le polymère que par pression. "



Par EricL
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